Carnet de Voyage – Le Continent Africain

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Cette page résume mon séjour en Afrique. Veuillez m’excuser pour le style d’écriture très bref, mais mon objectif est de vous partager ce que je vois et vis sur la route.

Notes générales sur l’Afrique:
Vous allez aimer cette partie de l’Afrique si vous êtes attirés par les grands espaces verts, les animaux et si vous ne cherchez pas à faire un voyage culinaire exceptionnel. Je retire ces propos si vous ne voyagez qu’en Afrique du sud car les filets d’Autruche sont excellents.
Si vous voyagez en moto, sachez qu’il est interdit de rentrer dans de nombreux parcs ou réserves au Kenya et en Tanzanie donc si vous souhaitez voir les Big 5 (lions, éléphants….) il vous faut passer par un safari ou louer un 4×4. (Enorme budget)
Cependant, il est possible de traverser les parcs au Botswana et dans certains cas au Zimbabwe, donc si vous souhaitez être maitre de vos vacances, je vous conseille de vous diriger vers le Botswana et le Zimbabwe. Après quelques heures de conduite au Botswana, j’ai eu la chance de voir la plupart des animaux de “l’Arche de Noe”, dont un éléphant à moins de 2m de moi.
Choisissez bien votre saison, car quand il pleut ici, ce n’est pas une rigolade! Le Botswana, Zimbabwe et Zambie sont connus pour être plus humides que la Tanzanie et le Kenya.
Votre experience culinaire sera limitée sauf si vous voyagez avec une agence qui vous fera vos repas ou si vous avez de quoi cuisiner…ou si vous allez en Afrique du Sud. J’ai eu beaucoup de difficultés à trouver de quoi me nourrir au Kenya, Tanzanie et Zambie. Le concept de grandes ou petites surfaces est très rare et pour ca, il faut passer par des grandes villes, chose à éviter si vous souhaitez circuler paisiblement et réspirer de l’air frais. Le problème ne se pose pas au Zimbabwe ou au Botswana.
Si vous voulez alterner entre loges ou camping, on trouve de tout ici et c’est vraiment une région parfaite pour les overlanders. Cependant, sachez que le coût des hébergements durs n’est pas donné, bien au contraire.
C’est aussi une région tres agréable pour voyager car les gens parlent tous anglais (moins le cas en Tanzanie). Les gens sont tres agréables et vous invitent à sourire. Ca fait du bien!

Entre les 7 pays que j’ai bien traversé en Afrique, mon préféré restera la Namibie. Les grands espaces, les nombreux déserts, le sentiment d’être tout petit dans les grands parcs ou le long de la région la plus hostile du monde dans la Skeleton Coast m’ont rendu si heureux! J’avais un sentiment de devoir me dépasser pour affronter la grandeur de ces espaces et conduire sur ces pistes.

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Notes sur le Kenya (Février 2017)

  • Visites et trajets:
    • Route de Nairobi au Lac Elementaita
    • Route du Lac Elementaita au Mont Kenya
    • Route du Mont Kenya au Lac Victoria en passant par la région du Thé (Kericho)
    • Route du Lac Victoria à Nairobi
    • Route de Nairobi au Parc National d’Amboseli
    • Passage de frontière avec la Tanzanie à Oloitokitokp1030670
    • Anecdotes sympas ou moins sympas:
      • Lac ElementaitaPremière journée de rando avec la moto en Afrique après presque 2 mois sans, donc j’anticipai des courbatures. La route de Nairobi fut très polluée et la sortie de cette grande métropole fut très embouteilliée. Ce n’est qu’après quelques heures de route que la conduite fut appreciée. La présence d’un grand nombre de camions et de bus dégageant de grosses fumées noires n’a rien de sympa, et cela se ressent d’autant plus en moto! Je me suis donc dis qu’il fallait à tout prix que j’évite les grands axes et les grandes villes. En arrivant dans un camping au bord du lac, le propriétaire m’indiqua qu’il ne fallait pas planter sa tente trop près du lac car un buffalo était passé le matin même. Je l’ecoutai et j’installai donc ma tente un peu plus haut. Pendant la nuit, j’entendis des pats autour de ma tente…
      • Mont Kenya: Conseillé par d’autres campeurs locaux, je changeai mon itineraire pour aller vers le Mont Kenya, qui est le plus haut sommet du Kenya. Ne sachant pas que les motos sont interdites dans les parcs nationaux au Kenya, mon GPS me dirigea à travers un mais les Rangers à l’entrée m’arretèrent. On sympathisa et ils m’invitèrent à déjeuner…puis de fil en aiguille, m’invitèrent à passer la nuit. Un des militaires n’était pas là, donc il y avait un lit de libre. Ils avaient mon âge et parlaient parfaitement l’anglais. Ils me cuisinèrent un repas avec les provisions qu’ils recoivent 1 fois par mois mais ne possèdent pas de frigidère donc je ne sais pas comment avait été conservée la viande que nous avons mangé. L’eau que nous avons bu venait d’une rivière locale. Ces derniers vivaient dans des conditons très sommaires et surmonter le grand froid à 3200m d’altitude faisait parti des défis à surmonter quotidiennement. Naturellement, il n’y avait pas de chauffage et seul un panneau solaire permettait de recharger leur talki walki. La nuit fut très très froide et il m’avait été conséillé de ne pas sortir la nuit à cause des animaux…Pour se rechauffer nous avons fait des exercises paramilitaire qu’ils sont obligés de faire quotidiennement pour rester en forme et se tenir chaud. Curieux et excité de voir des animaux sauvages, nous sommes partis à pied à la recherche de ces derniers mais nous n’avons rien vu à part des traces.
      • Kisumu: Belle route pour arriver à Kisumu à travers des paysages très variés allant de la jungle aux vallées de pins qu’on aurait pu trouver en Suisse, puis en passant par la savane typique du Roi Lion. Je passai aussi à travers la region du thé et c’était majestueux de voir ces femmes et hommes travailler manuellement dans ces champs de Procter & Gamble…! Le vert qui m’entourait était très beau! En arrivant à Kisumu, ma moto tomba en panne (pour changer). Le problème électronique que j’avais eu en Oman revint de nouveau mais heuresement cette fois ci, j’étais dans une station service Total. Le garagiste n’avait jamais eu à gérer une moto BMW et en plus de ca possédait quelques lacunes en électronique. Il commenca par tout démonter avant que je l’arrête. Je partis donc à la recherche d’un électricien et un accepta de venir m’aider. En 10 minutes de travail, le tour était joué. Il ajouta un fil électrique du starter à la batterie et me demanda 20e pour ca. Etant tellement content que le problême soit règlé, je n’ai même pas cherché a négocier. Pendant que la moto refroidissait et avant que le méchanicien s’attaque à ma moto, j’avais commencé à discuter avec une mère de famille locale qui m’avait gentiment proposé de m’hébèrger si la moto ne demarrait pas. J’avais accepté son offre et je pris la direction de sa maison. Elle etait ravi de m’hébèrger et de me présenter sa famille. Elle habitait dans une maison gardée car son époux travaillait pour G4S. Elle ne me cacha pas que le quartier était très risqué donc on rentra la moto à l’interieur. Le soir, nous sortimes dans la ville car ils voulaient à tout prix me montrer leur grande surface. C’etait l’equivalent d’un Monop local qui n’avait rien d’extraordinaire mais pour eux, c’était la grande sortie! Je prétendis que j’étais impréssionné! Au réveil à 5h du matin (l’heure à laquelle les enfants se lèvent pour aller à l’école) la maman m’avait déjà lavé et polissé mes bottes de moto. Il y avait aussi une seconde femme dans la maison qui s’occupait de tout. Je pensais que c’etait une bonne mais j’appris ensuite que c’était la belle soeur du mari qui était veuve, suite au décès de son mari, mort du sida, comme son autre frère dailleurs. (Malheuresement, toute bonne chose ont une fin. La famille me contacta une semaine après pour m’annoncer que leur grand mère devait aller à l’hopital et ils avaient besoin de 60 000$ et qu’ils avaient besoin de mon aide…)17091287_10154239439155671_1170473056_o17036498_10154239439140671_953358843_o
      • Nairobi: Au matin, je quittai Kisumu pour prendre la direction de Nairobi afin de retrouver Augustin, le copain d’une très bonne amie. Ce dernier dirige une belle boite en Afrique. J’étais ravi de le rencontrer et nous jouèrent au Squash avant de sortir en ville. Nairobi est beaucoup trop emboutéillée et je ne me vois pas du tout y vivre. C’est vraiment un problème dans toutes les grandes villes de ces pays en développement. Il n’y a pas de transports publics et les gens qui ont de l’argent veulent à tout prix se déplacer en voiture. Or, un grand nombre de camions, bus ou voitures qui roulent dans ces pays viennent d’Europe ou des USA car ils ne répondent plus aux standards de pollution de nos pays. En les envoyeant chez eux, on ne résolut pas le probleme de pollution, on le déplace tout simplement. Quelle hypocrisie des pays développés.
      • Parc National d’Amboseli: Grosse journeé pour arriver au Parc après une sortie difficile de Nairobi. Rouler en Afrique est assez dangereux car la priorité est au plus gros véhicule donc très régulierement, je dus me jeter dans la chaussée de la route pour rester en vie, pas facile quand on pèse si lourd avec les bagages. Avant d’arriver à mon lieu de camp, je pris un chemin offroad ou je longeai des villages de Massai et vis pleins d’animaux sauvages tels que des giraffes ou buffalos…Mon lieu de camp donnait sur le Kilimanjaro et je ne vous cache pas que la vue était spectaculaire au reveil. Le lendemain, je passai la frontière pour la Tanzanie! Processus très simple et rapide côté Kenya mais très lent côté Tanzanie. peuple-massai-tanzania-2
  • Observations sur le Kenya:
    • Massai: Les Maasaï constituent une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est, vivant principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya et au nord de la Tanzanie. Les Maasaï appartiennent au groupe des sociétés nilotiques et ont émigré depuis le Sud du Soudan vers le xve siècle, accompagnés de leur bétail domestique.
      En Tanzanie, les populations Maasaï subissent depuis début 2013 des tentatives d’expropriation de la part du gouvernement du président Jakaya Kikwete.
      Une partie importante des terres maasaï a été conquise par les colons britanniques et allemands à la fin du xixe siècle, aidés par la peste bovine et la variole, puis par les ethnies africaines dominantes avec l’aide du gouvernement lors de l’indépendance. Une partie des terres a également été transformée en réserves et parcs nationaux (Amboseli, Nairobi, Masai Mara, Samburu, Nakuru…)
      Ils ont acquis le droit de faire pâturer leur bétail dans de nombreux parcs des deux pays et ignorent régulièrement les frontières lorsqu’ils déplacent leurs grands troupeaux de bétail à travers la savane lors des changements de saison.
      Leur résistance a contribué à générer une vision romantique du mode de vie maasaï, considéré comme un exemple d’harmonie avec la nature. Leur conservatisme est sans doute également à l’origine de l’attrait qu’ils exercent sur les touristes occidentaux.
      Les Maasaï construisent de petites maisons de forme ovale, souvent temporaires en utilisant des branchages entrecroisés, recouverts de bouse de vache et de boue. Ce mélange sèche rapidement au soleil pour devenir suffisamment dur et étanche.
      Les Maasaï se nourrissent surtout de laitages et de sang. Ils peuvent prélever le sang des jeunes bovins sans les tuer.
      La société maasaï est patriarcale et plus ou moins gérontocratique, les anciens prenant les décisions pour l’ensemble du groupe.
      La société maasaï est polygame et les hommes ont le plus souvent plusieurs épouses qui cohabitent dans le même village mais ont chacune leur maison. Les femmes ont le droit d’avoir des amants.
    •  La vallée du grand rift est souvent désignée comme le « berceau de l’humanité » en raison des nombreux fossiles d’hominidés qui y ont été trouvés.
    • Transport: En zone rurale, l’ane reste le moyen de transport ainsi que le vélo. En ville, ce qui m’a impressionné en premier en sortant de l’aéroport fut le nombre de gens marchant à pied le long des routes, sans doute pour de longues distances.
    • Pollution: Grand problème de pollution automobile mais absence de déchets et de plastiques! Bravo!!
    • Elections en 2017: Ils ne veulent pas que se reproduisent des émeutes comme en 2007.
    • Densité de population: Pas du tout densément peuplé mais on trouve des poches de population partout.
    • Colonisation: L’histoire coloniale du Kenya débuta dès le viiie siècle avec l’établissement de colonies arabes et perses le long des côtes. En 1902, les colons blancs sont autorisés à accéder aux hautes plaines fertiles. Ces colons eurent une influence dans le gouvernement avant même qu’il ne soit officiellement déclaré colonie de la Couronne en 1920, mais les Africains furent exclus de participation politique directe jusqu’en 1944.D’octobre 1952 à décembre 1959, la rébellion Mau Mau combat la loi coloniale britannique. Les décideurs britanniques firent alors participer de plus en plus des Africains aux processus gouvernementaux, afin de couper les rebelles de leur soutien. Les premières élections directes pour Africains au Conseil législatif eurent lieu en 1957.D’après les locaux, les Anglais ont permis d’unir le Kenya de ses tribus mais cela a du coup aussi détruit beaucoup de traditions ancestrales. L’anglais est la langue officielle. La tribu des Kikouyou lanca le combat pour l’indépendance et 3/4 des Présidents sont issus de cette tribu.
    • Le conflit mondial qui oppose les grandes puissances européennes à partir de 1914 touche logiquement l’Afrique de l’est puisque deux des principaux protagonistes (Allemagne et UK) de la guerre sont présents dans la région.
    • Découverte: Le feu a été découvert au Kenya.
    • Paysages: On y trouve de tout – jungle, savane, terres rouges, montagnes…
    • Neo-Colonialisme: Les Indiens et Chinois sont très mal vus par le peuple. Les indiens sont venus pour construire la ligne de chemin de fer.
    • Tribus: Ne jamais demander à un africain à quel groupe ethnique il appartient. Le modèle occidental et la mondialisation ont détruit une pratique qui était reconnue et légale: la polygamie. Les traditions du mariage varient en fonction des tribus. Le modèle occidental s’impose aussi. C’est la tribu du mari qui prend le dessus.
    • Escalavage: Très peu d’esclaves venaient du Kenya, mais le port de Mombassa servait de station pour refaire le plein des cargos.
    • Invasion: Le Kenya était considéré comme un no go zone car les Massai rendaient la region super hostile.
    • Religion: C’est impréssionnat de voir le nombre d’eglises issues du Christianisme – La religion est aussi un sacré business ici.
    • Corruption – L’impunité rèigne au Kenya.
    • Dans certaines tribus, une famille est reconnue par le nombre de vaches qu’elle possède.
    • Femmes: Il semblerait que les femmes ne soient pas reconnues socialement et ne votent qu’aux élections nationales et non régionales.
    • Mariage: Dans certaines tribus et régions, il ne faut pas épouser une femme du même village.
    • Soins: Pour les grands soins, il est fréquent d’aller en Inde.
    • Niveau de développement: L’Ouest semble beaucoup plus pauvre. Dans les zones rurales, les gens utilisent du kérosène comme source d’énergie.
    • Les Portugais sont venus prendre le controle en 1500.
    • Il y aurait plus de 70 groupes ethniques (Plus grand et plus puissant: Kikuyu – 20%).
    • La grande majorité des Kenyans Arabes vivent sur la cote.
    • 1890: Protectorat Britanique.
    • 1920: Colonie Britanique.
    • 1956: Indépendance du pays après une guerre de 10 ans. En 1952, les Mau-Mau, membres d’une société secrète kikuyu, se révoltèrent contre les autorités et les colons britanniques. La révolte des Mau-Mau (1952-1956) fut violemment réprimée. La répression frappa l’ensemble des Kikuyu sans distinction: 13 000 d’entre eux furent massacrés, 80 000 internés, et l’État d’urgence ne fut levé qu’en 1960.
    • Le niveau de vie aurait baissé depuis quelques années.
    • 2.7% de la population a plus de 65 ans.
    • Espérance de vie: 63 ans.
    • Religion: 45% sont Protestants et 33% Catholiques. On retrouve une liberté de culte.
    • Langues officielles: Swahili et Anglais, mais il y a 62 langues parlées.
    • Infrastructures: Le grand manque d’investissements peéalise l’économie. L’aide du FMI a été annulé lorsque le gouvernement n’a pas réussi a réduire le niveau de corruption.
    • Justice: le système légal est basé sur le système Anglais (Common Law) et la constitution de 1963
    • Investissements: Les émeutes meutrières suite aux élections de 2007 ont massivement ralenti les investissements. Gros problèmes de corruption et de gouvernance. La légitimité du gouvernement est à son plus bas.
    • Commerce exterieur: Les exports vers l’UE sont principalement issus de l’agriculture (the, cafe, plantes). Les biens industriels sont exportés vers les USA.
    • Emploi: Les PME embauchent 74% de la force ouvrière.
    • Energie: Les hauts prixs pèsent grandement sur l’économie du pays. La base industrielle est vielle, en mauvais etat et très polluante qui ne répond plus aux standards imposés. Il y a eu des découvertes recentes de charbon, petrol et gas. Le “wood fuel” est aussi tres répandue. Le secteur énergetique depend principalement du biomas, pétrol et électricité.


Notes sur la Tanzanie (Février 2017)

  • Visites et trajets:
    • Route du Kenya au Lac Manyara
    • Route du Lac Manyara à Dodoma
    • Route de Dodoma à Iringa
    • Route d’Iringa à Mbeyap1030763
  • Anecdotes sympas ou moins sympas:
    • Serengeti: Je me suis fais recallé du parc national de Serengeti mais le Ranger me donna un chemin pour arriver au même lac. Du coup, je fis 120km de offroad sur une terre rouge à travers des villages de Massai ou autres bush people. C’etait spectaculaire de découvrir les coutumes locales et leurs habitations faites de terre sèche et de paille.
    • Dodoma: J’avais le choix entre écouter mon GPS ou suivre les panneaux routiers. J’ai pris la 2eme option et finis sur une auoroute en construction. Cela m’évita 250km supplémentaires.
    • IringaNe voulant pas faire mon plein dans la station locale du village, je pris le risque de prendre la route sans un réservoir au complet. A mi chemin, je fis un calcul et pensai que je ne pourrai pas finir la route. Il n’y avait pas de station service jusqu’à ma destination finale. Du coup, j’arrêtai un motard local sur le bord de la route et lui achetai 2 litres d’essence. Finallement je n’en ai pas eu besoin mais cela m’a suffit pour me rester éveillé et stréssé jusqu’à l’arrivée.
    • Mbeya: Cette fois ci, c’est moi qui ai donné 2 litres d’essence à un motard qui poussait sa moto le long de la route. (Voir la video sur ma page facebook). Ce même jour, un grand père de 75 ans s’arreta à coté de moi alors que je faisais une petite pause d’eau et il voulait à tout prix me parler anglais. Il me demanda au moins 4 fois ce que j’avais mangé et d’où je venais avant de me demander des sous. On bavarda pendant 30 minutes mais je lui repondis que je ne pourrai que lui offrir un sourrire. Il accepta et me demanda mon numéro pour pouvoir m’appeler.p1030791
  • Observations sur la Tanzanie:
    • Religion: Contrairement au Kenya, il y a une plus grande présence de Musulmans.
    • Développement: En découvrant ce magnifique pays, j’ai le sentiment que la culture africaine et les modes de vies dans les zones rurales ne vont pas disparaitre.
    • Pénurie: C’est impressionant de voir ces femmes marcher des kilomètres pour trouver de l’eau pour leurs familles et le bétail. Ces gens marchent des km pour aller vendre leur fruits/légumes sur le marché local. Les hommes, eux s’occupent des bêtes.
    • Dans les régions rurales, les petits apprennent très vite les taches ménagères et beaucoup ne vont pas à l’école. Cependant cela est en train de changer puisque le gouvernement met les enfants des campagnes dans des boarding schools.
    • 1961: Date d’indepéndance
    • Energie: grand potentiel dans l’exploitation de gaz mais les bas prixs pénalisent le pays.
    • 2015 et Politique: Longtemps gouverné par un seu parti mais la jeuness exige du changement.
    • Population: 50m.
    • Facilite à faire du business: 145/180.
    • Forces du pays:  Economie stable, grande industrie du tourisme, politicalement stable, riche en ressources naturelles.
    • Opportunites: Investissement dans les infrastructures, export de produits agricoles.
    • Faiblesses: Niveau des infrastructures, couts élevés de production et de transport, pénurie de travailleurs qualifiés, corruption.
    • Risques: Sécheresse, tres dependant des prixs variants de l’exterieur, tensions sociales.
    • Politique et gouvernance: Grands projets mis en place pour améliorer la transparence et la gouvernance du système politique.
    • Malgrés les travaux faits en amont dans les années 90, le gouvernement a du mal à mettre en place les politiques, ce qui a entrainé un grand retard dans l’acces à l’eau, les sanitaires, la santé et l’éducation.
    • Religion et équilibre national: Il y aurait eu une àgalité en termes d’education et de l’acces à l’emploi. Cepedant, les tensions entre les Chrétiens et les Musulmans renaissent (2013)
    • Religion: 99% de la population du Zanzibar est de confession musulmane (Sunni) et ceux de Tanzanie sont de confession Chrétienne.17036150_10154239750880671_1917238599_o


Notes sur le Zambie (Février 2017)

  • Visites et trajets:
    • Route de Tanzanie à Kasama
    • Route de Kasama à Mpika
    • Route de Mpika à Kapiri
    • Route de Kapiri à Chirundu
  • Anecdotes plus ou moins sympas:
    • A travers le pays: Quand je traverse des villages, les enfants commencent par se cacher car ils ont sans doute peur du bruit du moteur, puis ils sortent pour me sourrire. Il y a encore très peu de voitures en Tanzanie, Zambie, Zimbabwe.
    • Mpika: Village au milieu de nul part ou il n’y a vraiment rien à faire mais j’avais identifié un point de chute ou c’était gratuit de passer la nuit. Du coup, je n’ai pas hesité et je me suis fais plaisir avec un gros déjeuner-diner à 4h de l’après midi. Poulet frites. La route avait été bien humide mais ce qui allait arriver cette nuit la n’avait rien à voir.  Depuis que j’ai quitté la Tanzanie et cela sera le cas pour le reste du séjour au Zambie, Zimbabwe et Botswana, je n’ai eu que de la pluie. Pas top en moto, surtout depuis que je n’ai plus de visière. La pluie rentre directement dans mon casque et coule doucement dans mon coup. Je reste cependant ravi de mon matériel! Le corps reste sec. Du coup, sur une terre assez humide, je plantai ma tente et m’endormis de bonne heure. Puis à 21h, alors que je dormis déjà depuis longtemps, il commenca à tomber des litres d’eau. Or j’avais tout laissé dehors pour que ca prenne l’air. Je sortis pour les ranger et me rendormis. Puis vers minuit, un grand bruit me reveilla et je me suis dis que cela ne pouvait être que ma moto. En effet, avec l’orage, la moto était tombé. Je sortis nu pour essayer de la remettre debout mais elle était trop lourde avec les caisses. Je dus donc les enlever et inutile de vous dire que j’étais déja completement trempé et le sol avait été transformé en torrent. Je me suis rapidement dis qu’il fallait que je me mette à l’abris car la foudre me menacait. Le dessous de la tente était innondé. Donc, alors que j’attendis sagement nu sous le porsche d’un des chalets du site, une envie soudaine me vint de voir si la porte du chalet était ouverte. Elle l’était!! Sans hésiter et en étant confiant que personne n’allait venir à cette heure la, je mis tout dans le chalet et pris une douche chaude avant de me coucher sur le lit (et non dans le lit). Or alors que je dormais, un groupe arriva en voiture et le bruit du moteur me reveilla. Je bondis tout de suite du lit et me levai pour leur ouvrir la porte, ce qui les affola grandement. Je m’excusai tout de suite mais la peur les renda aggresif et ils me demandèrent ce que je faisais la. J’expliquai calmement la situation et après un peu de temps, le père me proposa de rester dormir dans le 4eme lit. Heuresement qu’ils ne sont pas arrivés alors que je prenais ma douche…
    • Kasama: Des mon premier jour, j’ai du faire un grand détour car des villageois armés ne souhaitaient pas que je traverse leur village en tant qu’étranger.
    • ChirunduCamping au bord de la rivière au bord du poste de frontière de la frontière avec le Zimbabwe. Un groupe de campeurs Irlandais qui m’avait doublé en 4×4 sur la piste m’invita à partager leur bbq. N’ayant rien à manger, j’acceptai l’offre et les 200 grammes de viande 😉 Toute la nuit, nous entendimes les Hippos et au reveil, je vis un croco à 5m de ma tente!17035947_10154239750370671_1205885886_o
  • Observations sur le Zambie:
    • Impressionné par le nombre de personnes qui marchent pieds nus à la campagne.
    • Réseau routier en excellent état – Merci la Chine et le Japon.
    • Très pauvre dans les zones rurales.
    • Pays très beau (surtout le nord et le sud). La route qui mène de la capitale à Chirundu est spectaculaire et je recommende vivement la route au nord après le passage de frontière avec la Tanzanie. En plus, elle vient d’ouvrir donc elle est toute belle.
    • A l’école, ils appprennent à couper l’herbe.
    • Variété et beauté des uniformes scolaires.
    • Il semblerait qu’à la campagne, tout le monde contribue, même les hommes (ce qui n’est pas commun dans la culture Africaine). Les enfants rentrent de l’ecole avec un sot d’eau et leur outil pour retourner la terre.
    • Les petits agriculteurs marchent par cooperative.
    • D’après les fermiers (blancs) que j’ai rencontré, il reste un bol d’opportunités en Zambie dans le domaine du Mining et de l’agriculture.
    • Faciliter à faire du business: Le pays se situe derrière l’Afrique du Sud et du Botswana.
    • Stabilité économique depuis 2010 et a bénéficie d’une “debt relief initiative” par la Banque Mondiale.
    • Grand potentiel dans les mines de métaux (Copper)
    • Population: 13.6m
    • Géographie: 8 pays voisins
    • 1964: Indépendance
    • Population: 72 groupes éthniques
    • Export: Copper, Cobalt, sucre, produits frais et laitiers, miel
    • Tourisme: Chutes de Victoria et 19 parcs nationaux
    • Politique économique: Le gouvernement cherche à se diversifier et a mis en place “The National Strategy for Industrialisation and Job Creation” pour créer des emplois dans le secteur de l’agriculture, le tourisme, le dévelopement d’infrastructures et l’industrie,
    • Inflation est en baisse depuis 2008
    • Religion: Liberté de culte – le Christianisme est la première religion.p1030901

Notes sur le Zimbabwe (Février 2017)

  • Visites et trajets:
    • Route du Zambie à Karoi
    • Route de Karoi à Rusape
    • Route de Rusape à The Great Zimbabwe
    • Route de The Great Zimbabwe à Bulawayo
    • Route de Bulawayo aux Chutes de Victoria
    • Route des Chutes au Botswana17092993_10154239736230671_1275337788_o
  • Anecdotes plus ou moins sympas:
    • Passage de frontièreOne stop border avec une queue bien longue. J’échangeai le reste de mes devises au marché noir à un meilleur taux que le marché. La douane au Zimbabwe me demanda de payer une taxe pour les routes, chose inanmissible vu l’état des routes. Je n’avais pas le choix sinon elle ne voulait pas me tamponner mon Carnet de Passage. Après la douane, je roulai à travers un des parcs nationaux, et ce n’est qu’ après que j’ai compris que je n’aurai pas du m’arrêter car on y trouve toutes les espèces d’animaux sauvages. J’aurai du être plus vigilant. Sur la route, de grosses pluies m’empêchèrent d’aller à ma destination et les gros éclairs m’éffrayaient. Du coup, je dormis à mi chemin dans un Hotel Lodge. Initiallement je voulais planter ma tente mais il pleuvait tellement que le staff me proposa de me mettre dans un des chalets pour un tout petit prix symbolique. La chambre m’offra une palette de surprises puisqu’il n’y avait ni eau, ni électricité et des grenouilles y vivaient. Le staff m’apporta de l’eau par sots qu’ils avaient chauffé au charbon.
    • A travers le pays:  J’ai du me faire arrêter au moins dix fois par jour et à chaque fois, les policiers cherchaient des motifs différents pour me donner une amende de 20$. Après avoir vu que mon excuse marchait, je l’utilisai à chaque fois et je disais que j’étais un bloggeur et photographe professionnel connu dans le monde entier et ma mission était de promouvoir des pays tels que le Zimbabwe au tourisme mondial. Je leur donnais ma carte de visite et je placais un “I’m a good guy my friend and I take security very seriously…look I wear protective clothing and some boots…”. Ils répondaient “OK my friend, have a safe journey”.
    • Great Zimbabwe: La visite du Great Zimbabwe n’a pas été possible à cause de la mauvaise météo. Avant d’y arriver, j’ai traversé l’Est du pays par des chemins de terres et je suis tombé en panne. Je pense que c’est par ce que j’avais mis trop d’huile dans mon réservoir. J’étais vraiment au milieu de nul part à 30km du prochain village mais après un moment d’attente, un pick up arriva. Il accepta de metre ma moto sur son 4×4 donc je démontai tout mais alors que nous étions prets à la porter, une autre voiture de mecs en costards arriva et ils proposèrent de m’aider. En voulant leur montrer le problème, la moto se ralluma donc je pus continuer ma route vers mon lieu de camp innondé. Il pleuvait tellement fort qu’encore une fois, je reussis à ce qu’ils m’ouvrent une des loges pour le prix d’une tente afin que je dorme au sec. Le lendemain, je dormis par terre sur le sol d’une cuisine. Il y avait des insectes partout…
    • Chutes de Victoria : Très belles mais moins impressionnantes que les chutes d’Iguassu. Reveillé par un groupe de singes qui me lancaient des artifices de leur arbre. 16990668_10154239736175671_1239002944_o
  • Notes sur le Zimbabwe:
    • Les locaux me dirent tous que le pays va très mal et que le sida et la corruption sont les 2 gros parasites du pays. Selon eux, heuresement que le US $ circule sinon la situation serait pire. Cependant, la plupart des investisseurs quittent le pays à cause de l’instabilité et de la corruption.
    • Réseau routier en très mauvais état.
    • A l’époque du Land Reform Act, les blancs ont perdu leur terres et elles ont été donné aux noirs. Or d’après les locaux, ils n’avaient ni l’experience ni les capitaux pour gérer ses hectares.
    • On retrouve encore plus l’influence anglaise que dans les autres pays.
    • Religion: Comme dans les autres pays que j’ai traversé en moto, il reste un grand nombre de missionaires venus d’Europe il y a des décénies. Je suis resté chez certains et ils vivent en général dans de très grandes demeures. Ils ont aussi une dizaine d’hommes et femmes de maison qui bossent pour eux. Assez intéréssant comme concept…
    • 1980: Indépendance.
    • Depuis les années 2000: Hyperinflation avec un taux de chomage tres élevé
    • 2009: Utilisation de plusieurs devises dont le $ du Zimbabwe et le $ USEconomie: Basée sur l’agriculture – principalement les plantations de tabac. Cependant, depuis 2000, l’agriculture connait des difficultés.
    • Minéraux: Platinum, chrome,  diaments, charbon, méthane.
    • Population: 13.7m;16990860_10154239750375671_773349937_o

Notes sur le Botswana (Février 2017)

  • Visites et trajets:
    • Route de la frontière à Nata
    • Route de Nata à Maun
    • Route de Maun à Ghanzi
    • Route de Ghanzi vers la Namibie17121421_10154247151305671_149551843_o-1
  • Anecdotes plus ou moins sympas:
    • Nata: On m’avait dit du bien de ce pays donc mes attentes étaient très élevées. Le passage de frontière fut très rapide du coté Zimbabwe mais particulièrement lent du coté Botswana. Avant d’arriver à Nata ou j’ai passé la nuit, j’ai conduis 340 km sous de la pluie, du vent et quelques orages. A certains moments, le vent était tellement puissant que contre mon gré, je passais sur la fil opposée. Heuresement qu’il n’y avait personne sur la route. D’ailleurs cette route était particulièrement spéciale puisqu’elle traversait un parc national. Apparementt, les parcs nationaux au Botswana sont assez particuliers puisqu’ils ne sont pas fermés, et il est légal de traverser en moto, contrairement à d’autres pays.
      Apres queleques minutes de route, je vis mon premier éléphant et j’étais donc tout excité! Tellement excité que je fis demi-tour pour essayer de mieux le voir mais le bruit de mon moteur lui avait sans doute fait peur. Puis plus tard, j’en revis 2 autres, mais d’encore plus près. Naturellement, je vis pleins d’autres animaux mais j’ignore leurs noms.17101141_10154247151165671_1673294311_o
    • Maun: Conduire au Botswana est particulièrement simple puisque les routes sont toutes droites et le pays est plat. Le reseau routier est en très bon état ce qui facilite la circulation…sauf quand les routes sont innondées, ce qui fut le cas entre Nata et Maun. Ce qui rend la conduite sauvage  est que l’herbe au bord de ces routes n’est pas coupée, sans doute pour des raisons de cout ou pour ne pas pertuber les animaux. Du coup, l’herbe est plus haute que ma moto!! C’est assez dérangeant car sur ces mêmes routes, on trouve des panneaux indiquants que telles ou telles bêtes risquent de traverser…mais avec ces herbes la, on ne peut vraiment que les voir au dernier moment, lorsque c’est juste trop tard.
      A cause de la pluie, la region était innondée. Les réserves du barrage étaient à 100%, alors qu’il y a 2 semaines, elles étaient à 2%. Du coup, à plusieurs reprises, je dus conduire les pieds dans l’eau! Heuresement que mes bottes sont imperméables. Cepedant, à un passage, le niveau d’eau était tel qu’après avoir fait le kilomètre à pied, je décidai qu’il n’était pas sage de traverser en moto. Je demandai aux policiers qui barraient la route avec un panneau “Road Closed” si je pouvais mettre ma moto dans leur 4×4 mais il n’y avait pas assez de place. Du coup, je demandai au conducteur d’un petit camion, qui accepta. Après avoir regroupé des bras supplémentaires d’autres automobilistes, ils mirent la moto sur le camion. Je fis semblant de porter car j’étais trop occupé à m’assurer q’ils n’abiment pas ma moto. Pour remercier le conducteur, je lui offris une pomme. Il était tout content.
      Le camping de Maun était tellement top que j’y restai 2 jours pour faire de l’administratif. Les innondations le rendaient difficile d’accès mais le setting était top. Je n’ai jamais vu autant d’espèces d’oiseaux tourner autour de mon repars. D’ailleurs il faut aimer les animaux quand on campe en Afrique, quelque soit leur taille. A chaque démattage de ma tente au matin, je trouve une multitude d’insectes qui se cachent partout, que ca soit dans les chaussures ou la trousse de toilette.
      C’est au même camping de Maun que je decouvris pourquoi je puais depuis quelques jours, même après une bonne douche. Le savon que j’avais récupéré dans le premier lodge au Zimbabwe me donnait une odeur de transpiration moisie. Sympa quand vous voyagez avec 3 hauts et un pantalon!
      Sur le même chemin de Nata à Maun, la caisse droite de ma moto tomba en pleine conduite et en plein parc national ou il est conséillé de ne pas s’arrêter. En plus, il pleuvait à fond. Je ne vous cache pas que sur le coup, en descendant de ma moto pour aller chercher la caisse qui était tombée un peu plus loin, je flippai bien. Du coup, je gardai le moteur allumé pour tenter d’effrayer les lions ou éléphants. La fixation avait complètement lachée donc je dus utiliser des sangles pour attacher la caisse. 17038905_10154237912830671_4233105369535386691_o
    • Ghanzi: En arrivant au camping, je rencontrai un local, passionné et propriétaire d’une moto. Il me proposa d’aller dans la ferme de 10 000 hectares d’un de ses potes pour aller voir des lions et des lionnes. L’expérience était top et je me suis amusé a provoquer ces beaux animaux pour voir leurs reactions. Bien fun!! Sur la route vers la frontière avec la Namibie, je rencontris 2 cyclistes et ce fut sympa de discuter avec eux. Un venait du Japon et traversait l’Afrique de l’Est à l’Ouest en 2 mois. Ce qui m’a le plus surpris en lui parlant est qu’il ne buvait que du coca, et gardait le peu d’eau qu’il avait pour sa cuisson. Rien de pire pour la santé. Naturellement, j’ai gardé cette pensé pour moi. 17091240_10154247150715671_342729457_o
  • Notes historique concernant le Botswana, et l’Afrique plus largement:
    • Partage de l’Afrique: Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les Européens s’en tiennent en Afrique à des établissements côtiers où ils troquent leurs marchandises contre de l’ivoire et… des esclaves avec les chefs de l’intérieur. C’est seulement dans les années 1870 que les conquêtes coloniales deviennent un enjeu politique. Il Désigne le processus de compétition territoriale entre les puissances européennes en Afrique, partie du mouvement général de colonisation de la fin du xixe siècle (principalement entre 1880 et la Première Guerre mondiale). Les principaux pays européens concernés étaient la France et le Royaume-Uni. Les progrès technologiques facilitaient l’expansionnisme outre-mer. L’industrialisation permettait de rapides avancées dans les transports et les communications, spécialement dans la marine à vapeur, le transport ferroviaire et le télégraphe.  À une époque où la balance commerciale de la Grande-Bretagne montrait un déficit croissant, avec la crise et le protectionnisme des marchés continentaux dû à la Grande Dépression (1873-1896), l’Afrique offre à la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France et d’autres pays un marché ouvert qui pourrait générer un surplus de commerce. 
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      La colonisation  allie le meilleur et le pire : des missionnaires et des fonctionnaires pétris de bons sentiments tentent d’aménager les infrastructures et de développer une économie moderne ainsi que d’alphabétiser les populations et d’améliorer les conditions sanitaires ; mais des militaires, des fonctionnaires et des commerçants abusent aussi de leur position pour exploiter les populations, voire massacrer des groupes entiers.


Notes sur la Namibie (Mars 2017)

  • Visites et trajets:
    • Route de la frontière (Buitepos) à Gobabis
    • Route de Gobabis à Windhoek
    • Route de Windhoek à Solitaire
    • Route de Solitaire à Walvis Bay
    • Route de Walvis Bay à Windhoek
    • Route de Windhoek à Sesriem
    • Route de Sesriem à Mariental
    • Route de Mariental à KeetmanshoopP1040315
  • Anecdotes plus ou moins sympas:
    • Windhoek: Ce qui m’a le plus impressionné en arrivant dans la banlieue, fut le niveau de développement de cette ville. Un grand choc par rapport aux autres pays d’Afrique que j’ai traversé. Les infrastructures sont très modernes et on retrouve les voitures de marques Allemandes. Cette ville se situe dans les montagnes vertes du pays.
      La route pour y arriver ressemblait à la route du côté Botswana, soit une route toute droite à travers du bush vert appartenant à un petit nombre de fermiers blancs. La route fut beaucoup plus peuplée de voiures côté Namibien, mais ce n’est pas très dur car très peu de voitures circulent au Botswana, à part quelques Toyota 4×4 Pick Up Land Cruiser conduites par ces mêmes fermiers blancs ou par des membres du gouvernement.
      En arrivant à Windhoek, j’ai planté ma tente dans le jardin d’une auberge tenue par une Allemande. Il y avait un couple de Français mais surtout beaucoup d’Allemands qui séjournaient chez elle. J’étais le seul à camper.P1040204
    • Solitaire: Situé dans la région de Khomas au centre du pays, il est aussi le point de jonction de deux routes, la C14 et la C24, deux itinéraires touristiques majeurs qui traversent le Parc National de Namib-Naukluft. Il n’existe aucun autre village à des kilomètres à la ronde, et sur une distance de 340 km entre les dunes de Sossusvlei et la côte de Walvis Bay, Solitaire est le seul endroit où l’on peut se procurer du carburant. Du coup, le village de Solitaire est devenu au fil des années une escale presque obligatoire pour les touristes. Ce village si particulier semble intemporel, abandonné, aux allures d’apocalypse par endroits. Seules quelques boutiques composent Solitaire, avec le strict minimum pour rester connecté à la civilisation, à savoir une station essence, un garage, un bureau de poste, une boulangerie/restaurant, une droguerie, un hôtel et un camping.
      La route de Windhoek à Solitaire fut juste incroyable mais très difficile techniquement et très longue car mon GPS me perdit. Je suis resté 9h sur ma moto sous un soleil de plomb, donc il devait faire 50 degrés dans mon casque et 70 dans mes bottes de moto et pantalon. J’ai roulé sur 300 km de pistes de sable, de boue ou de gravier. Le plus dur reste dans le sable car le poid de la moto est à l’arrière donc manoeuvrer est challenging. Quand le sable était trop profond, j’essayais de me mettre debout mais par manque de vitesse, j’étais contraint de mettre le pieds à terre pour éviter de manger ce sable rouge. Je ne vous cache pas que je suis tombé de nombreuses fois à des allures variées. A cause des vibrations, ma caisse droite, qui avait déjà cassé au Botswana, s’est ouverte et je perdis ma petite pelle de sable. Je n’ai jamais autant transpiré et même l’eau bouillante de mes gourdes restait bienvenue.
      Les paysages étaient exceptionnels et ressemblaient à ce que j’ai vu au Chili en 2010. J’étais vraiment seul au monde. Heuresement que je ne me suis rien cassé car je n’ai vraiment vu personne sur des centaines de km. La plupart des terres étaient fermées au public, soit parce que ce sont des fermes ou soit parce qu’il y a des mines. Mon GPS ne savait pas trop où il était et m’annoncait des directions opposées. Du coup, à plusieurs croisements, j’ai du utiliser la boussole de mon GPS pour m’orienter et prendre des décisions.  A un moment, il me demanda de franchir une rivière.  Comme il avait beaucoup plu dans la région, je craignai qu’il y ait trop d’eau. Du coup, je suis descendu de ma moto afin d’évaluer le niveau. J’ai du trouver un autre passage à une centaine de mètres où le franchissement était plus étroit et moins profond. Ce que je craignais avant de traverser n’était pas forcément le niveau d’eau mais plutot la nature du sol puisqu’il n’yavait que du sable et non des cailloux, donc le risque de s’enfoncer restait élevé.
      Je suis arrivé au seul camping de Solitaire une dizaine de minutes avant le coucher du soleil. La réception avait déjà fermé ainsi que le seul magasin mais heureusement, la vendeuse, en entendant le bruit de ma moto, sortit pour voir, et j’en ai du coup profité pour qu’elle ouvre son petit magasin pour que je puisse trouver de quoi nourrir la bête. J’avais le choix entre des chips ou des parts d’Apple Crumble, et je n’ai pas du tout hésité. Le patissier était talenteux…et je n’ai jamais autant savouré un coca et une douche…même froide dans le noir car l’électricité avait été coupée!P1040163
    • Solitaire a Walvis Bay: Les paysages furent exceptionnels mais la route fut moins challenging (mais tout reste relatif). Les vibrations à cause de la route étaient toujours là pour m’embetter.
      Au loin, on pouvait voir des de nombreuses mines, sans doute exploitées par des boites étrangères. Avant de prendre la route, je pris un gros petit déjeuner de bonne heure pour entamer la route avant que le soleil m’assome.  En entamant mon omelette au fromage et ma part de Crumble, je découvris que se trouvait à côté de moi le Monday Briefing du staff qui bossait pour le propriétaire Americain. C’était assez impressionant de voir tous ces noirs attendre puis écouter le blanc à l’air de colon. Il leur dit “Make sure you come sobber”, “make an impact” “because I know so many youngsters like you who are sitting on a bench all day ready to take your job”. Ce qui m’a le plus négativement surpris est qu’il ne connaissait pas le nom de ses employés, et mettait donc la faute sur le soleil qui l’éblouissait. P1040245
    • Walvis Bay: Je suis resté 2 jours sur la cote et le niveau de développement m’a encore une fois impressionné. En arrivant à Walvis Bay, je me suis posé la question de savoir comment étaient arrivées toutes ces voitures car ça faisait 2 jours que je roulais sur des pistes ou seules des 4×4 sont les bienvenues. C’est après que j’appris qu’il y a aussi une route de tarmac plus au nord, et du coup, je ne vous cache pas que je n’ai pas hésité et c’est cette route que j’ai pris au retour.
      Une fois sur la cote, j’en ai profité pour conduire vers le nord en direction de la Skeleton Coast, qui est la région la plus hostile du monde, à la recherde d’épaves de bateaux qui se seraient perdus dans le brouillard imposé par cette région, mais je n’en vis qu’une.
      Je pensais que la région allait être beaucoup plus hostile mais avec la découverte des mines, du tourisme, la région s’est nettement developpée, ce qui m’a un peu deçu. P1040233
    • Sossusvlei: En préparant mon itineraire de ce pays qui n’arrête pas de me surprendre et en prenant la decision d’aller à Solitaire puis sur la cote, je n’avais pas mesuré que seulement 60km séparaient les 2 villages de Solitaire et Sesriem, les 2 perdus au milieu du désert. Si j’avais su, j’aurai fait tout d’un coup. Du coup, de Windhoek, après un bon petit café et une bonne nuit à dormir sous le toit du garage car je n’avais tout simplement pas d’énergie pour installer ma tente de nuit, je repris le même cap Sud Ouest, mais cette fois ci en direction de Sossusvlei et non de Solitaire. De plus, je me suis assuré de ne pas reprendre les mêmes pistes de l’autre jour car j’avais vraiment galeré. Cette fois ci mon GPS ne me perdit pas et encore une fois, j’ai passé la journée sur la moto à manoeuvrer entre du sable et des graviers. Je suis moins tombé mais la fois ou je suis tombé, je ne vous cache pas que j’ai eu beaucoup de chance de ne pas m’être blessé et de ne rien avoir cassé de grave sur la moto, car je roulais à vive allure. Seul le clignotant gauche a explosé ainsi que ma paire de lunette. J’ai ressenti des douleurs au bras gauche et à la cuisse ainsi qu’au tibiat. J’ai aussi mis un peu plus de temps à me relever, un peu comme après ma chute de ski en 2014, mais après un peu de repos pour faire une petite video, je repris la route avant que le soleil ne se couche. moto
      Au réveil, l’objectif était d’aller découvrir le plus vieux désert du monde, SossusvleiC’est grâce à ce désert que je voulais à tout prix découvrir la Namibie car j’avais vu une série de photos magnifiques. Cependant, le personnel du camping m’indiqua qu’il n’était pas possible de rentrer en moto. Du coup, je demandai à de nombreux touristes si je pouvais sauter dans leur 4×4 de location mais tout ces Allemands ou Anglais me répondèrent la même chose: Non. Je n’ai pas cherché à comprendre pourquoi et après 45 minutes d’attente, je demandai à un membre du gouvernement qui gère ce parc si elle pouvait me dropper à Sossusvlei. Comme elle allait dans cette direction, elle accepta.
      Une fois la bas, après 60 km de route, je découvris vite que je n’étais pas le seul touriste. En quête de silence, je m’orientai vers le haut d’une de ces magnifiques dunes de sable orange pour avoir une meilleure vue d’ensemble. La vue était grandiose et c’était impressionant de voir ces restes de lac s’imposer entre ces dunes.
      Après avoir passé du bon temps sur ces dunes de sable, je redéscendis en espérant retrouver le membre du gouvernement mais elle ne m’avait pas attendu. J’étais à 60km du lieu de camp en plein désert donc je n’avais pas d’autres choix que de demander autour de moi. Certains refusèrent de me raccompagner en me disant “Sorry but the car is full” alors qu’il y avait largement de quoi faire entrer quelques tonnes de sable. C’est finalement un couple d’Allemand qui me ramena.
      Après ces quelques heures passées dans le désert sous un soleil de plomb, je repris la route et je fis 300km. Je n’avais pas le choix car le camping où j’avais sejourné etait complet pour cette nuit la.
    • Fish River Canyon: Canyon exceptionnel qui n’a pas à rougir avec celui d’Arizona. Je rencontris 6 motards Allemands qui voyageaient en X Challenge comme moi, vers Cape Town accompagnés d’un camion et guide.
      Avant d’arriver à ce site, j’avais longuement discuté avec une des cuisinières du camp ou j’avais dormis et ses propos me marquèrent: “I’m worried for my daughter”, “Without money you are a shame, you are nothing”, “I hope God will surprise me”, “Stay on this side of the river”.P1040290
  • Observations sur la Namibie:
    • Le pays est l’un des plus jeunes d’Afrique et l’État namibien lui-même n’existe que depuis 1990.
    • La colonisation allemande (1884-1920):
      • Autrefois « terre sans nom », baptisée Deutsch-Südwestafrika à partir de la colonisation allemande en 1884, ce territoire a été administré par le dominion de l’Union d’Afrique du Sud de 1915 à 1961, puis fut placé sous la tutelle de la République d’Afrique du Sud jusqu’en 1990.
      • La conquête allemande du territoire namibien à partir de 1885 a profondément marqué le futur État, dont l’allemand était encore une des langues officielles jusqu’en 1990. Marquée par le massacre des Héréros, mais aussi un relatif développement économique (dû notamment à l’exploitation des mines dont celles de diamants), la Namibie est devenu un protectorat sud-africain à la suite de la défaite allemande de 1918 à l’issue de la Première Guerre mondiale.
      • En 1908, les premiers diamants sont découverts dans la baie de Lüderitz. Le Sud-Ouest Africain cesse dès lors d’être la plus pauvre des colonies allemandes.
      • Les premières lois ségrégationnistes sont votées la même année : interdiction des mariages entre noirs et blancs, réglementation à l’accès des écoles en fonction de la couleur de peau, mise en place d’un laissez-passer pour les noirs âgés de plus de huit ans, obligation d’une autorisation spéciale de l’administration pour permettre à un noir de posséder des terres, du bétail, des chevaux ou des armes.
      • Le territoire a subi une véritable purification ethnique sous la colonisation allemande.
    • Le mandat sud-africain (1920-1971):
      • En 1921, un administrateur sud-africain est nommé. Les fonctionnaires allemands sont invités à retourner en Allemagne.
      • Seuls 6 500 colons allemands sont autorisés à rester dans un premier temps alors que s’intensifie l’immigration de blancs sud-africains, souvent de conditions très modestes à qui sont attribuées des aides financières et des terres.
    • La Namibie Independente: 
      • Le nouvel État namibien, le 160e membre des Nations unies, hérite de nombreux atouts dont celui de figurer immédiatement dans le peloton des cinq pays les plus riches d’Afrique (en termes de PIB) avec l’Afrique du Sud, la Libye, le Gabon et le Botswana. Disposant d’un réseau routier moderne (au sud du parc d’Etosha), elle est totalement dépendante de la République sud-africaine (son principal fournisseur et son principal client à plus de 90 %) laquelle a néanmoins gardé le contrôle du port de Walvis Bay (elle ne le rendra qu’en 1994 après de longues négociations) et avec qui elle partage une union monétaire et douanière.
      • 4 664 propriétaires blancs exploitent 36 millions d’hectares alors que près d’un million de personnes (noires) survivent sur 34 millions d’hectares de terres communales.
      • Les terres exploitées par les blancs étant sources de richesses et de devises importantes, la réforme n’est appliquée que timidement (en 2005 à peine 1 % de ces terres ont été reprises par des noirs) car le gouvernement refuse qu’elles soient livrées à une agriculture de subsistance peu productive de type communal. La question du partage de la terre (4 000 fermiers blancs possèdent 44 % des terres agricoles) suscite des tensions, moins graves toutefois qu’au Zimbabwe. La formule consistant pour le gouvernement à racheter les terres pour les redistribuer à la population noire s’avère longue et coûteuse.P1040158
    • Industrie du Diament: 
      • Les experts pensent que seulement 10% des mines de diaments ont été découvertes. Le reste se trouve offshore, et De Beers investit grandement dans ces nouvelles opportunités.
      • Pour les spécialistes, il est possible de déterminer d’où vient un diament en le regardant.
      • Il est illégal de s’arrêter en voiture sur les chemins qui traversent des mines.
      • De nos jours, les diaments sont transferés par air et non plus par terre, afin de limiter les risques.


Notes sur l’Afrique du Sud (Mars – Avril 2017)

  • Visites et trajets:
    • Passage de frontière à Noordoewer
    • Route de Noordoewer à Port Nolloth
    • Route de Port Nolloth à Saint Helena Bay
    • Route de Saint Helena Bay à Cape Town
    • Route de Cape Town à Robertson
    • Route de Robertson à Oudtshoorn
    • Route de Outtshoorn à Knysna
    • Route de Knysna à Riversdale
    • Route de Riversdale à Hermaneus
    • Route de Hermaneus à Glencaim
    • Route de Glencaim à Cape Town
  • Anecdotes plus ou moins sympas:
    • Saint Helena BayVillage avec un air breton. J’ai cru être sur les plages de Pornichet. De la baie, j’ai éssayé de longer le plus possible la cote pour rentrer sur Cape Town en ignorant mon GPS mais je n’ai pas réussi a aller très loin à cause du sable et d’une réserve naturelle privée.
    • Cape Town: L’arrivée à Cape Town m’était spéciale  car elle symbolisait le point de départ vers l’Amerique du Sud, même s’il était prévu de faire la Route 62 et The Garden Route après, une fois les parents arrivés. En arrivant, j’ai grimpis avec 2 ami(e)s The Lion’s Head qui m’a permis d’apprécier la vue sur tout Cape Town ainsi qu’un beau couché de soleil. J’ai été logé par Sophie, une amie de ma cousine qui vit avec 4 autres collocs Francais.
      Le jour suivant mon arrivée, après avoir démarché des agences pour envoyer ma moto en Amérique du Sud et alors que je cherchais des garages pour faire une vidange, resserrer ma chaine et changer mes pneux, je perdis mon jeu de clés où se trouvent les clés du cadenas et de mes caisses…J’ai refais le chemin en courant mais sans succès. J’ai donc du rester immobile pendant 5 jours sur Cape Town jusqu’à ce que les parents arrivent avec des clés, que par chance, j’avais commandé quelques semaines avant (pour d’autres raisons – mon lock d’une des caisses avait laché). J’avais un jeu complet de clés dans une de mes caisses mais je n’avais plus la clé pour l’ouvrir…
      Je n’ai pas du tout mal vécu le fait de me poser à Cape Town car ça m’a permis de me reposer, profiter de Cape Town et de surfer…ainsi que de bien manger et de suivre de près la campagne présidentielle…
      Cape Town est une ville très agréable à vivre car elle est entourée de plages et de belles montagnes telles que Table Mountain ou Lion’s Head.
      Ce qui m’a le plus surpris fut le nombre d’obèses qui ne se nourrisent que de Fast Food, et je n’oublis pas la grandeur des inégalités entre les noirs et blancs. Meme si l’Apartheid est soit disant terminée, les inégalites et les quartiers par couleurs de peau perdurent…
      Lors de mon séjour à Cape Town, et malgrè le fait que je ne boive pas d’alcool, j’ai assisté à un Wine Tasting avec la communauté Française de Cape Town. C’était très sympa de rencontrer des VIE, des stagiaires ou autres autour de bons fromages. Mes amis ont aussi apprecié les vins sud Africains. P1040646
    • Robertson: Nous (Les parents et moi) avons quitté Cape Town vers le nord pour nous retrouver au bout d’une heure d’autoroute dans une charmante petite ville appelée Paarl (la perle). On pouvait y voir une serie de beaux batiments, certains datants du 17eme siècle. L’architecture plutôt d’inspiration Hollandaise avec le haut des maisons en cloche. D’autres avaient des toits de chaume. La ville, où l’on ne pouvait voir que des blancs était très propre avec de jolies boutiques.
      Ensuite, nous sommes partis vers l’est en direction de vignobles dans un endroit qui s’appelle “La Petite France” et qui a été colonisé par les Huguenots au 17 eme siècle. Certains vignobles datent de cette époque et ils portent pour la plupart des noms de régions françaises ou bien le nom du propriétaire.
      Ensuite nous avons continué en traversant un col à travers des montagnes magnifique au bord duquel nous avons vu des babouins. Ensuite nous avons roulé dans une vallée encerclée de montagne. Les parents étaient ravis. Cette région est très seche puisqu’ill n’y a pas eu de pluie depuis presque 2 ans donc toute l’agriculture est basée sur l’irrigation.
      Ce qui était étrange pour les parents, était de voir le début de l’automne alors qu’à Londres ils commencent à voir les premiers bourgeons. Du coup, les arbres étaient déjà jaunes et les vendanges ont déja été faite et les pommiers et poiriers croulent sous le poids des fruits.
      Même si l’Aparteid n’existe plus il est clair que dans cette région les blancs sont les déteneurs de capitaux alors que les noirs survivent en étant travailleurs agricoles. Suivant la taille des exploitations ces derniers sont plus ou moins bien logés, mais tout reste très sommaire.
      Comme partout en Afrique, une partie de la population se sent en danger donc investit grandement dans des systèmes de sécurité les permettant ainsi de vivre dans des habitations infranchissables. Si le barbelé et les caméras ne suffisent pas, ils embauchent des vigiles…payés 85e du mois pour 70h de travail par semaine.P1040814
    • Oudtshoorn: Après une bonne nuit, nous sommes partis chercher un café ouvert pour le petit déjeuner. C’est dimanche et tout le monde est à l’office donc ils nous restaient le supermarché du coin. Nous avons cependant dégusté des croissants tout chauds et un café au soleil sur le parking regardant les motards qui arrivaient pour leur petit dejeuner après avoir foncé sur les routes désertes. Pas notre cas puisque ma moto avance moins vite qu’un solex!
      Nous avons entammé la journée sur la célèbre Route 62, qui est appreciée par les motards grace aux nombreuses lignes droites.
      Nous avons eu de très beaux passages de cols pas trop difficiles et ensuite des plateaux très larges où il y avait à nouveau des vignes et des vergers. Nous sommes passés par une petite ville appelée Montagu qui est spécialisée dans les fruits secs. Je pense qu il suffit de les laisser sécher au soleil tellement il fait chaud et sec. On ne s étonne plus du degré d’alcool du vin sud africain car la en début d automne il faisait 27/28.
      Maman était toute excitée à l’idée d’avoir vu son premier springbox quasi au bord de la route et plus tard des autruches.
      Comme partout en Afrique, tout mètre carré est propriété privée ce qui implique que nous avons longé pendant des kilomètres des fermes ou des réserves de chasse privées… appartenants aux blancs. Même au milieu de la montagne, pas un chemin ou il etait possible de s’arrêter pour une pause à cause de ces mêmes barbelés. Heureusement qu’il y avait de temps en temps quelques aires de repos basiques où on a pu s’arrêter, se dégourdir les jambes et se désaltérer. Les parents ont eu très chaud dans l’après midi et étaient contents d’arriver chez nos hôtes pour ensuite déguster de l’Autruche. Cette viande est bien meilleure qu’une belle entrecote. La route bien que parfois un peu monotone était superbe avec de belles collines très rouges.
      Le niveau des réserves d’eau est très bas (surtout à Cape Town) et parfois certains vergers étaient brûlés par le soleil. C’est la limite de l’agriculture irriguée dans les pays chauds car sans eau tout crame. Par contre, quand il y a de l’eau et du soleil ces mêmes fermiers blancs bénéficient de superbes productions grâce à ces fermes de milliers d’hectares.P1040735
  • Knysna: Après une bonne nuit réparatrice on prend un petit déjeuner copieux servi par ce couple charmant de retraités sud africain. Ils nous parlent de leur pays et du problème du manque total d’education des noirs.
    Après la fin de l’apartheid, tous les profs blancs ont été remercié dans les écoles, le coût élevé des uniformes pour les enfants et le manque de transport scolaire font que peu d’enfants suivent une scolarité. Ce qui donne un niveau moyen d’instruction très faible. Rien de nouveau sous le soleil!
    On part en direction de la montagne, plein est pour franchir un passage superbe jusqu’à 700 m d’altitude ou en saison humide il y a des chutes d’eau. La route commence par 30 kms au travers de villages townships oû l’on a logé les noirs. On comprend que tous ces gens sont très pauvres car il n’y a aucune voiture dans les ruelles de terres. Et tous ces gens se déplacent à pied sur des kilomè très avec des jeunes enfants sous le soleil.
    La route arrive en montagne et la qualité du tarmac continue à être très bonne. Un vrai plaisir de rouler en moto sur ces routes. La chaleur, le vent chaud, les chaines de sommets au loin et 2 motos. Le vrai bonheur.
    Dans le parking d’un magasin, ma moto attire les regards et un local de 50 ans commence par engager la conversation, montrant sa réelle connaissance de la X challenge, ma moto. Il se trouve qu’il vit à 20kms de la ville dans une ferme et nous dit faire 50 000 kms par an en moto. Il m’explique que les suspensions sont mal réglées rendant la moto trop légère devant et trop affaissée en arrière. Il m’explique comment régler la dureté de la direction, et comment rebalancer la moto entre avant et arrière. Après un échange constructif, il me propose de venir sur sa ferme pour faire le service de la Xchallenge. J’ai accepté et je passa 2h chez lui avec 3 autres passionnés de moto. P1040835
  • Cape de Bonne Esperance: On prend un bon petit déjeuner dans un café en dehors de notre hotel, trop petit pour servir le petit déjeuner à ses 7 chambres. Ce café est tenu par des locaux et tous les bobos des alentours semblent y venir pour bavarder. On trouve des produits locaux vendus sur place. Nous commandons le petit dej basic et nous attendons. Tout prend des plombes. On fini par être servis et on en profite pour acheter des légumes et du raisin pour notre déjeuner. Très tendance!!
    Nous partons pour longer la cote en direction de Cape town sur 200 kms. Sur le GPS on rentre différentes coordonnées satellites pour éviter d’être renvoyés sur les grands axes. La route est magnifique. On a deja bien chaud malgrè un ciel couvert.
    On croise de nombreuses voitures de collections qui semblent faire un rallye. Des immatriculations Belges, Anglaises et Françaises. On peut imaginer le niveau financier des propriétaires qui font shipper leur bijou à Cape Town pour tourner sur le Garden Route ou sur la Route 62. On les retrouvera à plusieurs reprises sur notre route.
    On passe de plage en falaise et de falaise en plage. Peu de villages sont établis sur cette portion de la cote. Le vent doit être trop souvent puissant et continu.
    La pluie commence à faire son apparition. On se recouvre un peu et on continue vers le parc naturel du Cape de Bonne Espérance. La route circulaire est payante et limite de ce fait le trafic local. Le site est énorme et couvre la péninsule. De chaque coté on voit la mer et ses plages superbes et sauvages. Les grosses vagues régulières rendent la baignade impossible.
    On croise des autruches sauvages, et je réussis même à rouler en parallèle avec un couple et des petits qui courent à la même vitesse que moi en moto.
    Sur le nord de la route, on verra un groupe de babouins paisibles qui gratouillent la terre pour trouver des trucs à manger. Un gros babouin male de 60kgs montrent la garde sur son gang. Et à quelques mètres, un homme armé d’une carabine veille au cas ou des touristes seraient ennuyés. Il tirerait sans doute dans l’air. Enfin espérons.
    A l’heure du déjeuner, on arrive à la réserve du bout du continent Africains à ce fameu Cape de Bonne Esperance et papa me pris en photo sur ma moto devant le panneau “The Most Southern Point in Africa”. P1050039
  • Cape Town: Ce retour a Cape Town a été actif et mémorable. Mémorable car je rencontris un réfugié du Soudan de mon age qui venait d’arriver et qui marqua mes esprits. Actif car je devais m’occuper de la logistique et de la mechanique en très peu de temps.
    Après ces 8 jours de moto avec les parents, je repris les discussions sur Cape Town pour envoyer la moto en Amerique du Sud. Avant tout cela, j’ai fini par changer mes pneux de moto. Cependant en les changeant, le premier garagiste découvrit que le joint du “front bearing” était complêtement abimé et ne fonctionnait plus. Il fallait donc le casser en 2 pour pouvoir enlever la roue et la fourche de suspension risquait d’être abimée. Ce garagiste anticipait que la tache allait être trop longue et donc pas rentable (prix fixe) qu’il me réinstalla la roue et me souhaita bon courage. En arrivant chez BMW, ils commencèrent le processus et découvrirent aussi ce problème. Ils n’avaient ni “front bearing” ni joint, mais heuresement que j’avais des “front bearing” avec moi chez mon amie. Ayant mon vol le lendemain, il fallait à tout prix que la moto soit prête ce même jour. Je courru donc chercher la pièce chez mon amie, et un des employé pris un scooter pour aller acheter un joint de roulement en ville. Après 5 heures de travail, sur une tache qui aurait du prendre 40 minutes, je récuperai la moto, mais il était trop tard pour l’amener à l’aéroport.
    Voyant les prixs, j’ai longuement hésité entre l’envoyer à Buenos Aires ou Montevideo. Les “Airfreight Charges” étaient beaucoup plus élevées pour l’envoyer en Uruguay mais j’ai longtemps anticipé que les tarifs de douane et de l’Agent allaient être moins chers à Montevideo. La veille de mon départ, je pris la decision de l’envoyer en Argentine pour rendre le processus plus simple sachant que j’attérissais à Buenos Aires. Il aurait donc fallu que je prenne un bus pour aller à Montevidéo après 24h de transport en avion. J’optai pour la palette au lieu de la caisse en bois pour transporter la moto par avion afin de rèduire le coût.Le vol de Cape Town à Buenos Aires, malgrè les 2 connections fut très agréable car j’ai été upgradé à  la classe Business, ce qui m’a permis d’avoir un vrai lit et de bons repas 17796642_790456007779556_5934241345425295483_n
  • Observations sur l’Afrique du Sud et plus generales:
    • L’histoire écrite débute avec l’arrivée des Européens, en commençant par les Portugais qui décident de ne pas coloniser la région, laissant la place aux Néerlandais.
    • Al-Biruni savant arabophone du xie siècle vivant en Inde, avait préfiguré l’existence d’une route permettant de contourner l’Afrique pour rejoindre l’océan Atlantique. C’est à la recherche d’une telle route vers l’Inde et l’Asieque le Roi du Portugal envoie des navigateurs longer les côtes africaines.
    •  Esclavage:
      • Les esclaves pouvaient créer des familles mais ne pouvaient pas les garder.
      • Fin du commerce en 1807 et jusqu’à 4 ans après la fin de l’esclavage les esclaves n’étaient pas libres puisqu’ils étaient stagiaires de leur propriétaire sans être payés.
      • Aujourd’hui, on estime que 12m d’adultes sont esclaves et 126m d’enfants
      • En Afrique du Sud, il reste de l’esclavage et les femmes de Mozambique sont vendues aux mineurs d’Afrique du Sud.
      • La demande pour une main d’oeuvre pas chère pour les mines developpa une économie basée sur une main d’oeuvre exploitée avec une augmentation des inégalités.
      • Les pays Europeens dévelopèrent l’esclavage à taille industrielle.
      • Dans l’Afrique de l’Est, le traffic d’esclaves existait bien avant l’arrivée des Européens, mené par les Arabes.
      • De nos jours, Cape Town est très cosmopolite car sont venus des esclaves de partout (Inde, Afrique du Nord Ouest…) et le Cape etait un stopover gouverné par la VOC Dutch Company.
    • Colonisation en afrique:
      • Plus difficle car les hommes locaux étaient aussi armés et les virus de la bas fragilisèrent les futurs colons (et vice versa).
      • Les conquêtes vers l’Afrique commencent à la renaissance – puis lors de la revolution industrielle car l’Europe à besoin de ressources.
      • Brainwash dès le plus jeune âge – au Royaume Uni, on apprend l’alphabet aux petits en disant “C for Colonies”.
      • Les empires ont perdu de la crédibilité après la 2eme guerre mondiale car les alliés ont combattu pour combattre la création d’un empire.
    • Apartheid (1948):
      • Signifie séparation en aftikan. Cette politique est officialisée à grand renfort de lois et de règlements, à partir de 1948, par le Parti national, dirigé par le pasteur calviniste Daniel Malan. La population est classée en quatre catégories principales : les Blancs, les Indiens, les Métis et les Noirs.
      • Les villes sont réservées aux Blancs, les autres communautés sont confinées dans des ghettos. L’apartheid, terme générique, est divisé en deux branches : le “petit apartheid”, qui limite les contacts des Blancs avec les non-Blancs, et le “grand apartheid”, qui définit l’espace en zones géographiques séparées et ethniquement déterminées.
      • Le “petit apartheid” concerne surtout les transports publics et plus généralement les lieux ouverts au public.
      • Le “grand apartheid” culmine avec le regroupement forcé des Noirs, en fonction de leur origine tribale et de leur langue, dans des bantoustans destinés à devenir des “pays indépendants”.
      • Résultat : un grand pays riche et prospère peuplé de Blancs sud-africains accueillant un grand nombre de travailleurs noirs immigrés, citoyens de bantoustans très pauvres “indépendants” ou “autonomes” ; ces derniers produisant les richesses dont les premiers profitent.
      • L’Afrique du Sud a triomphé de l’apartheid. Elle se bat maintenant pour résorber les inégalités, la pauvreté, le chômage et terrasser la criminalité.
      • Le thème récurrent des gouvernements nationalistes est, dès lors, non plus celui la défense de l’identité afrikaans face au danger de domination ou d’acculturation anglophone, mais celui du peuple blanc d’Afrique du Sud. Ce « peuple » est composé desanglophones, des afrikaners, des lusophones soit 2,5 millions de personnes en 1950, 21 % de la population totale. Il est considéré comme menacé par la puissance de la démographieafricaine, 8 millions de personnes en 1950 et 67 % de la population totale
      • Les principales lois fondamentales organisant l’apartheid, loi d’habitation séparée, loi d’immoralité, loi de classification de la population, loi de suppression du communisme, votées en février 1950, sont organisées autour d’un principe de cloisonnement. Les individus sont classés en quatre groupes (blancs, noirs, coloured et indiens), qui déterminent leur vie, résidence, études, mariage, etc. Les Noirs sont progressivement expulsés de quartiers entiers, tel Sophiatown, et obligés de vivre dans des townships, construits pour eux à la périphérie lointaine des villes, ce qui les contraint à parcourir de longues distances pour se rendre sur leur lieu de travail.
      • Mises en place de réserves tribales autonomes et indépendantes. 95% des terres ont été donné aux blancs et le reste aux noirs. Cepedant les terres rendues aux noirs n’étaient pas fertiles et ils étaient surpeuplés. Du coup, une famine se developpa et ils ont donc été obligés de migrer vers les terres de blancs. Afin d’obtenir un emploi, ils fallaient obtenir un permis de travail et donc dépendre d’un blanc… Les blancs ont aussi enlevé les noirs des listes électorales…P1040998
    •  Liberation de Mandela:
      • Il est libéré le 11 février 1990, par la volonté du président Frederik De Klerk, arrivé au pouvoir six mois plus tôt. De Klerk a compris que la minorité blanche ne pourrait pas indéfiniment diriger le pays en opprimant la majorité noire. Hors négociations, point de salut. Celles-ci sont menées au pas de charge. L’apartheid est officiellement aboli le 30 juin 1991. Trois ans après la libération de Mandela, le pays dispose d’une Constitution intérimaire et se prépare aux premières élections multiraciales, organisées le 27 avril 1994.
    • Neerlandais en Afrique:
      • Durant les premières années de cohabitation avec les Néerlandais, les Khoïkhoïs sont bien disposés à l’égard des nouveaux arrivants. Des relations commerciales se nouent. Les Bochimans échangent leur bétail contre toutes sortes d’objets manufacturés hollandais. Une partie d’entre eux est néanmoins décimée par lavariole, apportée par les Européens. Les premiers temps sont plus difficiles pour les colons néerlandais. Dix-neuf d’entre eux ne passent pas le premier hiver.
      • En 1657, van Riebeeck recommande que les hommes libérés de leurs obligations vis-à-vis de la compagnie, soient autorisés à commercer et à s’installer comme citoyens libres. En février 1657, les premières autorisations d’établissement sont délivrées à neuf ex-salariés de la compagnie, qui reçoivent le titre de burgher (citoyen libre). Les Burghers sont autorisés à cultiver la terre pour y planter du blé et des vignes. Des parcelles de terres leur sont attribuées, spoliant les Khoïkhoïs qui y vivaient. Privés de leurs meilleurs pâturages, ces derniers tentent de vendre des bêtes malades aux burghers. Les relations dégénèrent et, en février 1659, les Khoïkhoïs, fédérés sous l’autorité du chef Doman, assiégent les Néerlandais, obligés de se retrancher dans le fort de Bonne Espérance. La contre-attaque de ces derniers décime les assaillants, réduits en esclavage ou refoulés vers le nord.
      • En 1685, le groupe de 800 colons est rejoint par 200 huguenots chassés de France par la révocation de l’édit de Nantes
      • 1706: Arret de l’immigration Europeenne en Afrique du Sud
    • Britaniques en Afrique du Sud:
      • 1814 – Traite de Paris – L’Afrique du Sud est annexée par le Royaume Uni
      • Les sociétés missionnaires anglicanes s’installent alors dans la colonie et entreprennent de venir en aide, de conseiller et de convertir les tribus hottentotes locales. La même année, Londres fait interdire le commerce des esclaves au sein de l’Empire.
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